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Le Congrès pour la démocratie et le progrès, ex parti au pouvoir, a assuré lundi qu’il ne laissera pas le Mouvement du peuple pour le progrès (parti au pouvoir), conduire le Burkina Faso «dans l’abîme».

«Nous n’avons pas le droit de laisser le Burkina Faso sombrer dans l’abîme. Au CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), nous refusons et refuserons toujours que demain, nous soyons des réfugiés dans notre propre pays parce que nous aurons refusé de nous débarrasser de la peur, érigée en stratégie de gouvernance par le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès)», a déclaré Aboubacar Sanou.

Le président du comité d’organisation de la rentrée politique (prévue dimanche à la Maison du Peuple de Ouagadougou) du CDP, s’exprimait lundi lors d’un point de presse.

M. Sanou a notamment critiqué, «la cynique, brutale et démesurée décision gouvernementale d’augmenter le prix du carburant de 75FCFA», le contrôle de pans entiers du territoire par des «Forces obscures» et «la volonté manifeste du MPP d’étouffer tout opérateur économique non affilié au MPP».

Il a aussi dénoncé «l’extrême politisation de l’administration, la corruption à ciel ouvert, la liquidation des syndicats critiques et la tentative d’imposition d’un code électoral inique et scélérate».

«Cette situation dramatique dans lequel le régime a plongé le pays interpelle tous les Burkinabè à un sursaut patriotique pour sauver la Nation menacée dans ses fondements», a affirmé Aboubacar Sanou.

En rappel, le MPP a été créé en janvier 2014 par des anciens cadres du CDP qui reprochaient au parti de vouloir sauter le verrou limitatif du mandat présidentiel, malgré les vives contestations populaires.

Après la chute du CDP en octobre 2014, le MPP a remporté la présidentielle de novembre 2015, scrutin durant laquelle certains leaders du CDP étaient frappés d’inéligibilité, au nom d’une loi votée pendant la Transition (nov.2014- déc.2015).

Agence d’Information du Burkina